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Collectif VAN : l'éphéméride du 21 juillet
Publié le : 21-07-2017

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - La rubrique "Ephéméride" du Collectif VAN a été lancée le 6 décembre 2010. Elle recense la liste d’événements survenus à une date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée). Vous pouvez retrouver tous les éphémérides du Collectif VAN dans la Rubrique Actions VAN, en cliquant sur ces liens:

Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)

Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)


Légende: 21 juillet 1922 -- Assassinat de Djemal : Djemal Pacha fut assassiné le 21 juillet 1922 par deux justiciers arméniens lors de l'Opération Némésis. Opération Némésis est le nom de l'opération menée entre 1920 et 1922 pour exécuter plusieurs responsables du génocide arménien. Il était l’un des leaders du Comité Union et Progrès qui a planifié et mis en œuvre le génocide arménien de 1915. Entre 1908 et 1918, Djemal était l'un des plus importants administrateurs du gouvernement ottoman. Il est acquis que Djémal n’était pas opposé à la politique de turquisation de l’Empire ottoman mise en œuvre par son parti et par conséquent probablement pas à la liquidation des populations arméniennes. L'écrivain féministe Halide Edib fut également conviée à participer à ce projet. Dans son livre The Turkish Ordeal elle écrit "Les orphelinats avaient également pris des orphelins arméniens et en avaient fait des musulmans".

Photo: Djemal Pacha ministre des Travaux publics et de la Marine


Ça s’est passé un 21 juillet (les événements sont classés du plus ancien au plus récent) :

21 juillet 1298 -- Les 380 juifs survivants de la communauté de Rothenburg oder der Tauber (Allemagne) sont égorgés lors du dernier massacre occasionné par les persécutions de Rindflisch (du nom du chevalier qui prit la tête des hordes qui massacrèrent les juifs).
Israelvivra.com

21 juillet 1350 -- La communauté de Minden (Westphalie, Allemagne) est anéantie lors des persécutions consécutives à la peste noire.
Israelvivra.com

21 juillet 1774 -- Signature du traité de paix de Kutchuk-Kaïnardji (ou Küçük Kaynarca) qui met fin au conflit qui opposa les empires russe et ottoman entre 1770 et 1774.
Wikipedia

21 Juillet 1905 -- Attentat contre Abdul Hamid II : l'écrasement de l'Ancien Régime obsède tout particulièrement la FRA, qui s'est battue sur le terrain contre la tyrannie du sultan, coupable du massacre de centaines de milliers d'Arméniens en 1894-1896. La bête noire des révolutionnaires arméniens, Abdul-Hamid, échappe miraculeusement, le 21 juillet 1905, à un attentat revendiqué par un comité dachnak.
Imprescriptible.fr

21 juillet 1909 -- Empire ottoman/Cilicie : compte-rendu dans Azadamard, n° 25, daté du 21 juillet 1909, p. 2. Après deux mois de campagne anti-arménienne, les membres de la commission d’enquête sont rentrés, y compris Youssouf Kémal qui a quitté Mersine le 14 juillet, et souhaitent présenter leurs rapports. Youssouf Kémal participe justement à la séance parlementaire du 20 juillet, au cours de laquelle il annonce qu’il va présenter ses conclusions à l’assemblée dans quelques jours. Durant la séance du 26 juillet, à laquelle Hagop Babikian assiste, on note les premiers effets du rapport Faïk-Mosditchian qui accusent nommément le vali d’Adana Djévad, le commandant militaire Moustapha Remzi pacha, Abdul-Kader Baghdadi Zadé et Ihsan Fikri d’être les principaux responsables des massacres. Or, tous ces hommes ont été disculpés par la Cour martiale formée au mois de mai et principalement constituée d’officiers supérieurs jeunes-turcs. © Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915
Imprescriptible.fr : La gestion politique des massacres de Cilicie par le pouvoir ottoman

21 juillet 1914 -- Empire ottoman : d'après l'examen des documents officiels et les témoignages entendus, la Cour martiale turque conclut: « Immédiatement après la mobilisation du 21 juillet 1914, le Comité central du parti Union et Progrès avait constitué un Techkilat-i Mahsoussé (Organisation Spéciale) qui était entièrement différent dans ses buts et sa composition du Techkilat-i Mahsoussé déjà existant. Par ordre des ministères de l'Intérieur et de la Justice, ce même Techkilat-i Mahsoussé accepta les condamnés relâchés que le Techkilat-i Mahsoussé dépendant du ministère de la Guerre refusait d'incorporer. Lorsque des détenus étaient libérés, le Parti, pour tromper l'opinion publique, répandait la nouvelle selon laquelle les criminels libérés seraient employés sur le front alors qu'ils étaient envoyés dans des centres d'entraînement et qu'ils étaient ensuite utilisés pour piller et détruire les convois de déportés arméniens. » Ternon, Yves. Enquête sur la négation d'un génocide, Marseille, Parenthèses, 1989
Imprescriptible.fr : L'Organisation Spéciale

21 juillet 1915 -- Empire ottoman: premier jour de l'attaque turque sur Musa Dagh (Musa Ler en arménien).
***** Le 21 juillet l'attaque commença. L'avant-garde turque était de 200 hommes, dont le capitaine se vantait insolemment qu'il allait balayer la montagne en un jour. Mais les Turcs subirent des pertes et furent repoussés au pied de la montagne. Quand ils revinrent pour une attaque plus générale, ils hissèrent un canon de montagne, qui après quelques tâtonnements fit du mal à notre camp. Un de nos tirailleurs, un jeune homme au cœur de lion, descendit en se glissant dans les buissons et arriva tout près du canon, qui était posé sur un rocher plat. Il se fit un abri de branchages et attendit une bonne occasion. Il pouvait entendre ce que les Turcs se disaient tout en chargeant le canon. Puis l'un des artilleurs étant en vue, le jeune homme l'abattit de son premier coup de fusil. Avec cinq balles, il tua quatre canonniers. Sur ce, le capitaine leva les bras au ciel, et n'ayant pas pu découvrir notre tirailleur, il ordonna que le canon fut emmené et mis à l'abri. C'est ainsi que nous fûmes préservés d'une canonnade désastreuse ce jour-là et les jours suivants !
**** Les Turcs attaquent, insolemment, avec cent soldats, le 21 juillet : ils sont repoussés. Ils reviennent plus nombreux avec un canon, dont le tir ravage le campement arménien. Un jeune tireur rampe à travers les buissons, se couche sous des branches. Il s'approche si près qu'il entend les artilleurs turcs causer entre eux. Un d'eux est abattu ; avec cinq balles, il en tue quatre. Le capitaine turc ne pouvant découvrir le tireur, furieux, fait mettre le canon à l'abri. «Ainsi nousétions sauvés de ce feu désastreux, pour la journée, et pour quelques jours suivants ». Extrait de L'Arménie, les massacres et la question d'Orient, 1916, d'Emile Doumergue, Doyen de la faculté Protestante libre de Montauban.
ANI: Chronology of the Armenian Genocide -- 1915 (July-September)
Imprescriptible.fr : Djébel-Moussa. La défense de la montagne et sauvetage des défenseurs par l'escadre française. Récit d'un témoin oculaire
Imprescriptible.fr : La résistance des Arméniens de Moussa Dag

21 juillet 1915 -- Empire ottoman/Rapport sur la déportation des Arméniens de Zeitun : « Ambassade américaine, Constantinople, 21 juillet 1915, à l'honorable Secrétaire d'Etat Washington. Monsieur, J'ai l'honneur de vous transmettre ci-joint deux exemplaires du rapport reçu du Consul Général américain de Beyrouth, relatif à ce qui s'est passé dans la région de Zeitoun, en Turquie d'Asie. J'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre dévoué serviteur
(signé) Ambassadeur U.S. de l'Empire Ottoman, Henry Monrgenthau. La déportation a commencé il y a six semaines, par 180 familles de Zeitoun. Depuis cette date, tous les habitants de cet endroit et des villages environnants ont été déportés, ainsi que la plupart des chrétiens d'Alboustan, de nombreux autres d'Hadjin, Sis, Kars Pasar, Hassan Beyli et Deort Yol. Le nombre de personnes impliquées s'élève approximativement, à ce jour, à 26 500. Parmi eux, environ 5000 ont été envoyés dans la région de Konya, 5 500 sont à Alep et dans les villes et villages environnants, et le reste est à Der Zor, Racca et divers endroits de Mésopotamie, et même aussi loin que les environs de Bagdad. Le processus continue encore, et on ne peut pas dire jusqu'où cela va aller; les ordres déjà donnés porteront le nombre dans cette région à 32 000, et il n'y a pas encore eu d'exilés d'Aintab, et très peu de Marache et d'Ourfa…. »
Imprescriptible.fr : Rapport sur la déportation des Arméniens de Zeitoun, Le 21 juillet 1915

21 juillet 1915 -- Empire ottoman : à partir du 21 juillet 1915, durant le génocide orchestré par les Jeunes-Turcs au pouvoir, la population arménienne de Vakif, comme celle de huit autres villages de la région, s'organise, fuit le village vers le mont Moïse et résiste aux forces armées ottomanes pour échapper aux déportations et aux tueries; les villageois ont en effet été informés par un survivant de la manière dont Zeytoun a été vidée de sa population arménienne, et la décision de résister n'a été prise que « lorsque ses leaders ont acquis la certitude que les autorités allaient les envoyer à la mort ». Mais le 12 septembre, à cours de vivres et de munitions, les quatre à six mille Arméniens restants sont évacués par la marine française pour Port-Saïd en Égypte.
Wikipedia

21 juillet 1915 -- Empire ottoman : le Journal de Hans Bauernfeind ; [...] cet après-midi, mille ou deux mille Arméniens de la région de Sivas sont arrivés avec des chars à buffles et campent le long de la route. à 3h, nous sommes allés nous baigner. Nous étions en train de le faire, quand Makrouhi est arrivée en courant, tout excitée, et a crié de la rive que des Américains de Sivas arrivaient en tant que prisonniers de guerre. Nous nous sommes rapidement rhabillés, mais n’avons trouvé qu’une demoiselle américaine de Sivas, Miss Graffen, accompagnée d’une vieille femme de pasteur, dans notre salle de séjour. Elle n’était pas prisonnière mais accompagnait à titre bénévole les Arméniens de Sivas jusqu’à Ourfa, pour voir si tout se passait bien et en témoigner, ainsi que pour les assister en chemin en cas de maladie ou d’autres difficultés. © Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915
Imprescriptible.fr : Les déportés de Sivas et de Mezré/Kharpert; les préparatifs de déportation à Malatia

21 juillet 1915 -- Empire ottoman : Miss Graffen (de son vrai nom Mary L. Graffam) se présenta à Bauernfeind pour la première fois le 21 juillet 1915. Elle avait travaillé pour la mission américaine à Sivas et avait accompagné les Arméniens de Sivas sur le chemin de leur déportation. A Malatia on lui défendit de continuer son voyage vers Ourfa. Miss Graffam resta donc à Bethesda et était disposée à diriger la mission à la place du couple Bauernfeind pendant leur absence. Mais le mutessarif s’obstina à exiger qu’elle quitte Malatia avec le couple Bauernfeind qu’elle accompagna jusqu’à Sivas, où elle resta pour s’occuper des orphelins arméniens de l’Orphelinat suisse local, alors dirigé par la mission américaine. © Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915
Imprescriptible.fr : Malatia 1915: carrefour des convois de déportés d’après le Journal du missionnaire allemand Hans Bauernfeind

21 juillet 1915 -- Empire ottoman/Alep : « à Aïntab, l'ordre de déportation fut donné le 21 juillet pour 60 familles. Quelques jours plus tard vint un second ordre pour 70 familles. Dans la suite furent déportées 1500 et plus tard 1000 autres personnes, de sorte que la population arménienne est complètement évacuée. Tous les efforts pour exclure de ces mesures les établissements américains (les familles de leurs professeurs arméniens, leurs employés et les élèves de l'un et de l'autre sexe) sont restés sans résultat. Il était défendu aux déportés d'emmener avec eux même les choses les plus nécessaires, si ce n'est une bête de somme. »
Imprescriptible.fr : D'ALEP

21 juillet 1915 -- Empire ottoman/Sassoun: l'après-midi du 21 juillet, on donna l'ordre à tous les Arméniens de se retirer avec leurs femmes et leurs enfants dans la plaine d'Andoka, où se trouvait déjà la majeure partie de la population et des réfugiés. Ils étaient réunis là, au nombre d'environ 50.000. On y décida de se partager en divers groupes et de passer à travers les Kurdes assiégéants, par des chemins de montagne impraticables, dans différentes directions. Une partie s'enfuit sur les montagnes de Dalvorik, une autre par Zovazav. Une partie passa à Khan par Krnkan-Geul, où ils rencontrèrent les Arméniens échappés de Mouche. Les gens de Chenek et Semai entrèrent par Kordouk dans la vallée d'Amré et Zizern, où ils furent exterminés par les Kurdes, à l'exception de 87 personnes qui purent s'échapper. Les gens d'Agho parvinrent avec peu de pertes à Zovasar et s'y cachèrent dans les creux des rochers. Les gens de Guelyegutzan et d'Ischkhanzor furent exterminés à moitié.
Imprescriptible.fr : Vilayet de Bitlis

21 juillet 1916 -- Empire ottoman : dans l'après-midi, à la même heure, MM. Lévon Chachian, de Constantinople, Garoudj effendi, d'Ayntab, Lévon Sahaguian, Toros effendi, de Killis, ainsi que quelques prêtres et d'autres personnes, au total trente-et-une personnes furent simultanément arrêtés. Le jour même, après le coucher du soleil, un crieur public annonça: «Tous les Arméniens établis dans la ville, sans exception, doivent sans faute, dans un délai de vingt-quatre heures, sortir de la cité et se rendre à Djéziré. Tout Arménien qui sera vu en ville dans les vingt-quatre heures sera fusillé par la police. Tout Arabe qui gardera chez lui un Arménien sera passible d'une amende de 50 livres». © Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915
Imprescriptible.fr : Mémoires d'un déporté [à Deir-Zor]

21 juillet 1919 -- Un pogrome a lieu à Chemerevtzky (Ukraine), déclenché par les « bataillons de la Mort », commandés par le colonel Palienko, nommé par Simon Petlioura, le commandant en chef de l'Armée nationale ukrainienne.
Israelvivra.com

21 juillet 1920 -- Empire ottoman : Takvimi Vekayi, 21 juillet 1920. Cemal, Ministre de l’Intérieur (Mars-Avril 1919), Ministre de l’Intérieur par intérim (juillet 1920). L’évaluation par son ministère du nombre d’Arméniens tués au cours des déportations s’élève à 800 000, alors Cemal pose la question : « Ne pensez-vous pas que la nation a le droit d’avoir un compte-rendu des atrocités ?… Le passé sanglant sera effacé ». [ cité aussi à la page 55 de Gökbilgin, T.M. (1951) - voir page 107 de ce chapitre « Aveux d’ex-Officiels civils et militaires ») et dans la presse d’Istanbul ci-dessous. Reproduit avec la permission de :
Genocide: A Critical Bibliographic Review, Vol. 2 (Israel W. Charny, ed.)
London: Mansell Publishing; New York: Facts On File,
1991 © 1991 by Institute on the Holocaust and Genocide,
PO Box 10311, 91102 Jerusalem, Israel.

Imprescriptible.fr : Documentation du génocide arménien
dans les sources turques


21 juillet 1922 -- Assassinat de Djemal : Djemal Pacha, l’un des leaders du Comité Union et Progrès qui a planifié et mis en œuvre le génocide arménien de 1915. Ahmed Djemal, dit Djemal pacha, était le principal rival d'Enver. Né en 1872, officier en 1893, il fit sa carrière en Macédoine où il coopéra à la révolution de 1908. Il appartenait au Comité Union et Progrès depuis son origine. Il avait été vali d'Adana, puis de Bagdad et, en janvier 1913, gouverneur militaire de Constantinople, puis ministre des Travaux publics et de la Marine. Il dirige la IVème armée, crée à Damas en novembre 1914. Entre 1908 et 1918, Djemal était l'un des plus importants administrateurs du gouvernement ottoman. Aux côtés de Talaat Pacha et d’Enver Pacha, il fait partie du triumvirat Jeune-Turc, responsable du génocide des Arméniens de l’Empire ottoman en 1915. On a cependant remarqué que Djémal pacha n’eut bien souvent d’autre choix que de se soumettre à la branche dure du Comité Union et Progrès. On peut se demander, s’il était ou non partisan de l’extermination complète des Arméniens. Il faut d’abord rappeler que Djémal mena une politique musclée à l’égard des populations arabes de son secteur — qu’elles soient chrétiennes ou musulmanes — et qu’il n’est un secret pour personne que la liquidation des Arabes était, dans l’esprit des Jeunes-Turcs et surtout dans celui de Djémal pacha, une autre des « priorités nationales ». Il est acquis que Djémal n’était pas opposé à la politique de turquisation de l’Empire ottoman mise en œuvre par son parti et par conséquent probablement pas à la liquidation des populations arméniennes. Son opposition, autant qu’on puisse en juger, relevait plutôt d’une certaine rationalité militaire : il donnait tout simplement priorité à son action militaire et voulait pouvoir profiter de la force de travail des rescapés arméniens avant de les liquider. L'écrivain féministe Halide Edib fut également conviée à participer à ce projet. Dans son livre The Turkish Ordeal elle écrit "Les orphelinats avaient également pris des orphelins arméniens et en avaient fait des musulmans".
Djemal, le 13 mars 1919, déclara que les déportations avaient réellement causé la mort de 800 000 Arméniens et que ces chiffres ne tenaient compte ni des soldats arméniens exécutés ni des enlèvements et conversions de femmes et d'enfants. Une bordée d'invectives accueillit cette déclaration mais des journalistes prirent la défense du ministre de l'Intérieur. La rédaction d’Alemdar (Constantinople) du 18 mars 1919 écrivit : « Pour apaiser les critiques, Djemal chercha des échappatoires et déclara que le chiffre était en fait un total de 900 000 mais qu'il comprenait les morts et les survivants. » Il s'enfuit à Berlin avec les autres chefs de l'Ittihad. Il rallia la révolution bolchevique et fut envoyé en Afghanistan en 1920 pour réorganiser l'armée afghane et l'aider à lutter contre les Anglais. Au début de 1922, sous la pression du gouvernement kémaliste, il quitta l'Afghanistan, se rendit à Paris, puis à Berlin et à Tiflis où il fut assassiné le 21 juillet 1922 par deux justiciers arméniens lors de l'Opération Némésis. Opération Némésis est le nom de l'opération menée entre 1920 et 1922 pour exécuter plusieurs responsables du génocide arménien.
Ternon, Yves. Enquête sur la négation d'un génocide, Marseille, Parenthèses, 1989
Imprescriptible.fr : Djémal pacha et le génocide différé
Imprescriptible.fr : Enquête sur la négation d'un génocide

21 juillet 1922 -- Empire ottoman/Début du mandat de Feyzi Pirinççizade [Pirinççioğlu] : ministre des Travaux Publics du 21 juillet 1922 au 27 Octobre 1923 puis dans le gouvernement de Ali Fethi du 22 novembre 1924 au 3 mars 1925 pendant la période républicaine. Fils de Arif Fevzi (1853-1909), Aziz Feyzi Pirinççizade était pendant le génocide des Arméniens: député de Diyarbakir en 1915. Avec le Dr. Reşit, vali de Diyarbekir, il supervise la terrible Organisation Spéciale. Ces deux bourreaux sanguinaires sont directement responsables de la mort de 120 000 chrétiens, Arméniens et Assyro-Chaldéens, de la région de Mardin. Suspect n°2743 parmi les exilés à Malte par les Britanniques. Affecté dans le groupe de ceux impliqués dans le génocide.
Imprescriptible.fr : Feyzi Pirinççizade [Pirinççioğlu]

21 Juillet 1939 -- Tchécoslovaquie : Adolf Eichmann est nommé directeur du Bureau de l'émigration juive à Prague.
Seconde-Guerre.com

21 juillet 1941 -- 200 rouleaux de la Torah sont saisis dans toutes les synagogues et brûlés lors d'une cérémonie spéciale à Kovel (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine).
Himmler décide la construction du camp d'extermination de Maïdanek, près de Lublin où 130 000 Juifs trouveront la mort.
Plusieurs dizaines de juifs sont fusillés par les nazis qui entrent à Jitomir (R.S.S. d'Ukraine).
Israelvivra.com

21 juillet 1942 -- 1 000 juifs sont assassinés par les nazis lors d'une révolte dans le ghetto de la ville de Kleck (Klezk, R.S.S. de Biélorussie).
2 500 juifs de Dembica (district de Cracovie) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.
Le même jour débute la déportation par les SS de 12 000 juifs du ghetto de Tarnobrzeg (Pologne) au camp d'extermination de Belzec. L'Aktion s'étend sur plusieurs jours.
La plupart des 2 000 juifs de Rozvadov (Pologne) furent déportés dans les zones contrôlées par les autorités soviétiques. Ceux qui restèrent sont rassemblés sur la place du marché. Les SS en fusillent plusieurs. Les autres sont transportés dans des wagons à bestiaux à Debica, où les juifs de la région sont regroupés. Les SS les fusillent dans les forêts voisines ou bien les transfèrent dans divers camps.
931 internés juifs sont déportés du camp de transit de Westerbork au camp d'extermination d'Auschwitz.
Une révolte est déclenchée dans le ghetto de Niesviez (R.S.S. de Biélorussie) par un groupe de résistance local. De nombreux résistants et la plupart des internés sont massacrés, le chiffre des morts atteignant 600. Ceux qui parviennent à fuir rejoignent un groupe de partisans.
60 juifs du ghetto de Varsovie sont enfermés comme otages dans la prison de Pawiak quand les SS apprennent qu'un mouvement de résistance existe dans le ghetto.
4 juifs sont pendus par la Gestapo à Leszno (Pologne).
Israelvivra.com

21 juillet 1943 -- Tous les ouvriers qualifiés juifs travaillant pour la municipalité de Drohobycz (R.S.S. d'Ukraine) sont conduits hors de la ville pour être fusillés par les SS. Les juifs restants fuient vers la Hongrie et les Carpates. 300 d'entre eux, environ, survivront.
Israelvivra.com

21 juillet 1944 -- Un transport de 563 juifs quitte Malines (Mechelen, Belgique) pour le camp d'extermination d'Auschwitz.
« Immédiatement après la mobilisation du 21 juillet 1914, le Comité central du parti Union et Progrès avait constitué un Techkilat-i Mahsoussé (nom turc de l'organisation spéciale) qui était entièrement différent dans ses buts et sa composition du Techkilat-i Mahsoussé déjà existant. Par ordre des ministères de l'Intérieur et de la Justice, ce même Techkilat-i Mahsoussé accepta les condamnés relâchés que le Techkilat-i Mahsoussé dépendant du ministère de la Guerre refusait d'incorporer. Lorsque des détenus étaient libérés, le Parti, pour tromper l'opinion publique, répandait la nouvelle selon laquelle les criminels libérés seraient employés sur le front alors qu'ils étaient envoyés dans des centres d'entraînement et qu'ils étaient ensuite utilisés pour piller et détruire les convois de déportés arméniens. »
Wikipedia

21 juillet 1974 -- La Grèce et la Turquie acceptent un cessez-le-feu à Chypre.
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21 juillet 2008 -- Arrestation en Serbie de Radovan Karadžić, accusé de crime de guerre par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.
Wikipedia


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