Aujourd'hui : Vendredi, 24 novembre 2017
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
Le Collectif VAN, partenaire du Festival de Douarnenez 2016
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenêtre !  Envoyer cette page à votre ami-e !
 
Génocide arménien : Nous, Juifs, Israéliens, nous ne pouvons plus garder le silence !
Publié le : 21-04-2017

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - "24 avril 2017. Cette année les deux communautés arménienne et juive commémorent respectivement la Journée de l’Aghet et de la Shoah à la même date. Deux catastrophes nationales pour une même flamme du Souvenir. Nonobstant la possibilité de protestations et menaces de la Turquie en cas de reconnaissance officielle par le gouvernement israélien et la Knesset nous, Juifs, Israéliens, fiers de notre résurrection nationale, nous ne pouvons plus garder le silence ! Le cri éternel des sangs de six millions des nôtres assassinés parce que Juifs, nous conduit, mieux que d’autres, à mesurer véritablement le sens universel de notre poids moral et l’ampleur de notre Histoire face au génocide arménien. Où sont les grands hommes de l’Etat d’Israël, qui, sur le modèle d’hommes exemplaires tels Henry Morgenthau, Franz Werfel, auraient le courage de reconnaître l’antériorité et le précédent du génocide arménien par rapport à la Shoah ?" Le Collectif VAN relaye ici les premiers paragraphes du texte fort et juste de Haim Ouizemann publié sur le site The Times of Israel le 20 avril 2017.


The Times of Israel

Arméniens et Juifs, une même flamme du Souvenir

Haim Ouizemann


20 avril 2017, 13:18

24 avril 2017. Cette année les deux communautés arménienne et juive commémorent respectivement la Journée de l’Aghet et de la Shoah à la même date. Deux catastrophes nationales pour une même flamme du Souvenir.

Après la fondation du Mémorial de la Shoah, Yad Vashem, à Jerusalem, en 1953, le Mémorial arménien de Tsitsernakaberd situé à Erevan, la capitale de l’Arménie, va être érigé en 1967 à la suite de la manifestation historique du 24 avril 1965 réunissant, alors, plus de 100 000 manifestants à Erevan pour le cinquantenaire du génocide arménien.

Effectivement, il aura fallu que s’écoulent 50 ans pour qu’émerge un mouvement de reconnaissance du génocide arménien !

Cette véritable prise de conscience aura pour dessein d’éterniser le nom des victimes arméniennes et, d’autre part, d’éduquer les générations futures face à la menace que constituent, plus que jamais, le révisionnisme et le négationnisme.

Or, au moment même où Israël commémore la Journée de la Shoah, en ce jour où l’on rappelle que « chaque homme a un nom que l’Eternel lui a donné »[1] en mémoire des six millions dont on a effacé jusqu’à leur nom, nos frères arméniens, commémorant l’Aghet, la catastrophe arménienne, citeront eux aussi les noms d’un million et demi d’Arméniens assassinés, en 1915, par le régime des « Jeunes-Turcs ».

En 2001, Shimon Peres, alors Ministre des Affaires Etrangères, osera réfuter l’Aghet: « Nous rejetons les tentatives de créer une similitude entre l’Holocauste et les allégations arméniennes. Rien de comparable à l’Holocauste ne s’est produit. Ce que les Arméniens ont traversé est une tragédie, mais pas un génocide »[2].

Le Professeur Israël Charny[3] rétorque, alors, à Shimon Peres : « Même si je ne suis pas d’accord avec vous, il se peut que dans votre large perspective des besoins de l’État d’Israël, il est de votre obligation de contourner le sujet et de renoncer à le soulever avec la Turquie, mais en tant que Juif et Israélien, j’ai honte de la mesure dans laquelle vous êtes entré, celle du déni réel du génocide arménien, comparable aux dénis de l’Holocauste».

Nonobstant la possibilité de protestations et menaces de la Turquie en cas de reconnaissance officielle par le gouvernement israélien et la Knesset nous Juifs, Israéliens, fiers de notre résurrection nationale, nous ne pouvons plus garder le silence !

Portant les traces antiques de notre condition d’esclaves en Egypte gravées en notre chair et en notre âme, nous ne pouvons plus nous taire.

La Mémoire demeure, plus que jamais, notre meilleur rempart contre toute déviation négationniste et toute tentative révisionniste visant à recomposer et à repenser l’Histoire des génocides

Le cri éternel des sangs de six millions des nôtres assassinés parce que Juifs, nous conduit, mieux que d’autres, à mesurer véritablement le sens universel de notre poids moral et l’ampleur de notre Histoire face au génocide arménien.

Israël ne reconnaissant point officiellement ce génocide marqué, alors, par l’indifférence des Nations permettant à Hitler d’entreprendre la « solution finale », rend possible toute forme de nouveau révisionnisme visant la Shoah elle-même.
Cette attitude moralement indéfendable ne lui permet plus de s’insurger contre la position officielle de nombreux dirigeants français selon laquelle la France n’est point responsable du Vel d’Hiv’, position dont s’était courageusement démarqué Jacques Chirac et qui reprend une force nouvelle dans l’actuelle campagne présidentielle, notamment avec les propos de Marine Le Pen.


Lire la suite sur : The Times of Israel


Lire aussi :

Agenda - Tutsi, Juifs, Arméniens : Commémorations des génocides

Dossier du Collectif VAN : Israël, la Turquie, les Juifs et le génocide arménien



Retour à la rubrique


Source/Lien : The Times of Israel



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org