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Angela Merkel courtise Ankara sur les réfugiés
Publié le : 19-10-2015

Le Temps

Anne Andlauer, Istanbul

Publié dimanche 18 octobre 2015 à 16:49, modifié dimanche 18 octobre 2015 à 17:13.

La chancelière allemande s’est rendue dimanche en Turquie pour négocier un plan afin de juguler la crise des réfugiés. Une visite à deux semaines d’élections législatives cruciales pour le parti au pouvoir, qui tentera de récupérer sa majorité absolue

Angela Merkel à Istanbul, aux côtés de son homologue Ahmet Davutoglu puis du président Recep Tayyip Erdogan, alors que la Turquie votera dans deux semaines: cadeau électoral? Dimanche, la chancelière allemande a fait fi des règles non écrites de la diplomatie («pas de visite de haut niveau avant des élections») pour se rendre dans ce «pays clé» – ce sont ses mots – de la «crise des réfugiés».

La Turquie abrite 2,5 millions de Syriens et d’Irakiens, dont beaucoup souhaitent poursuivre leur route vers l’Europe. Cette dernière attend d’Ankara qu’elle garde ces réfugiés chez elle – de «force» (en surveillant mieux ses frontières, en faisant un premier tri entre réfugiés politiques et économiques dans des centres dédiés…) ou de «gré», en facilitant leur intégration dans la société turque.

Vu d’Ankara, les demandes européennes ne sont guère acceptables, sauf à leur associer de solides contreparties. D’autant qu’aux yeux des Turcs, il n’est plus seulement question de 2,5 millions de personnes, mais des centaines de milliers d’autres qui pourraient les suivre rapidement. Fort du soutien de l’aviation russe, le régime syrien vient en effet de lancer une grande offensive sur Alep, à moins de cent kilomètres de la frontière turque.

«La Turquie a été laissée seule [dans la crise des réfugiés]. Nous sommes heureux qu’une nouvelle période s’ouvre», a déclaré dimanche Ahmet Davutoglu. A l’issue de son entretien avec la chancelière allemande, il semblait toutefois optimiste, affirmant «ne pas douter du fait que nous arriverons à un accord». Car c’est bien là l’enjeu: finaliser avec les Turcs ce fameux «plan d’action» que les dirigeants des 28 Etats de l’Union européenne ont approuvé jeudi.

Le plan prévoit plusieurs volets, où les demandes de la Turquie répondent aux attentes de l’UE. Demandes financières, notamment: Ankara, qui a déjà dépensé 7 milliards d’euros, réclame «au moins» 3 milliards à l’Europe… dans un premier temps. Avec cette injonction constante: qu’il s’agisse d’argent «frais», et non d’une simple réaffectation des fonds européens destinés à soutenir la Turquie dans sa candidature à l’UE.

Une candidature au point mort, que les échanges suscités par la crise migratoire pourraient aider à relancer, font valoir les Turcs. Ces derniers réclament l’ouverture de six nouveaux chapitres de négociation. Angela Merkel s’est dite «prête à ouvrir le chapitre 17 [politique économique et monétaire] cette année et à préparer les chapitres 23 et 24», consacrés notamment aux droits fondamentaux. Une concession de taille pour la chancelière, opposante de toujours à l’adhésion de la Turquie, mais qui n’engage qu’elle, puisque les chapitres sont ouverts à l’unanimité des membres.

Ankara souhaite aussi que ses ressortissants soient exemptés de visa pour se rendre dans l’UE. «Nous espérons aboutir en juillet 2016», a dit Ahmet Davutoglu. En contrepartie, la Turquie accepterait le retour des migrants déboutés par l’Europe. Sauf que les termes de cet «échange» ne datent pas d’hier: Ankara et l’UE ont signé un accord de réadmission en décembre 2013… avec pour ambition de supprimer les visas en 2017. Depuis, les discussions n’ont quasiment pas avancé.

Les responsables turcs ont donc fait part de leurs «doutes» à leurs homologues européens: «Comment avoir confiance dans les promesses faites sur la question des réfugiés alors que celles [sur les visas] n’ont pas été tenues?» s’est demandé la ministre des Affaires européennes, Beril Dedeoglu. Angela Merkel a annoncé hier son «soutien» à ce sujet – sans détailler.

Mais son homologue turc, Ahmet Davutoglu, peut-il lui-même s’engager sans être sûr de gouverner à l’issue des élections anticipées du 1er novembre? «Cela explique peut-être aussi la visite urgente de Madame Merkel», avance Uluç Özülker, ancien ambassadeur auprès de l’UE. Arracher un accord avant que la Turquie ne plonge dans l’incertitude politique? Car rien n’indique – et surtout pas les sondages – que le parti du premier ministre, le Parti de la justice et du développement (AKP), récupèrera dans deux semaines la majorité absolue qu’il a perdue il y a quatre mois.





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Source/Lien : Le Temps



   
 
   
 
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