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Turquie : L'implacable engrenage de la guerre civile
Publié le : 09-09-2015

Courrier international

Publié le 08/09/2015 - 08:36

A deux mois des législatives anticipées, les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan ont mené dans le sud-est du pays une attaque contre l’armée, tuant 16 soldats. Les autorités turques annoncent des représailles sans précédent.

“Après les événements qui ont eu lieu le 6 septembre, nous savons désormais que nous avons des martyrs et qu’il y en aura encore d’autres. Mais nous sommes en train de faire payer leurs meurtriers, et nous continuerons à le faire”, a déclaré le président Recep Tayyip Erdogan, rapporte Hürriyet.

Le 6 septembre, un convoi militaire a été pris dans une embuscade dans la région montagneuse de Daglica, dans le sud-est du pays, près des frontières irakienne et iranienne. Cet assaut revendiqué par le PKK a fait 16 morts parmi les soldats et plusieurs blessés. Cette attaque est l’une des plus sanglantes perpétrées par le PKK en territoire turc depuis la fin du cessez-le-feu en juillet, voire depuis des années, relate le quotidien turc.

Les attentats du groupe kurde et les opérations militaires de représailles se succèdent depuis à un rythme quotidien dans le pays. Ils ont fait voler en éclats le cessez-le-feu instauré en 2013 dans le cadre des discussions de paix engagées à l’automne 2012 par Ankara pour mettre un terme à un conflit qui dure depuis les années 1980.

Le Premier ministre Ahmet Davutoglu a pour sa part appelé “le peuple de Turquie à préserver son unité face aux attaques terroristes dont l’objectif est de semer la division entre ce peuple et l’Etat”, souligne Hurriyet.

Zaman signale de son côté que “des nationalistes turcs, souvent dénommés ‘les loups gris’, se sont rassemblés dès dimanche soir et ont organisé des manifestations tout au long de la journée du lundi 7 septembre, dans plusieurs villes du pays”. Le quotidien turc signale également des attaques perpétrées contre les immeubles abritant des bureaux du Parti démocratique des peuples [HDP, issu de l’indépendantisme kurde et qui siège à l’Assemblée] dans plusieurs endroits à travers le pays.

“Dans la soirée du lundi 7 septembre, les tensions étaient encore très vives dans le quartier de Beypazarı à Ankara. La police a dû intervenir après une confrontation entre un groupe de quelque 200 manifestants qui protestaient contre le PKK et des travailleurs kurdes saisonniers qui résident dans ce quartier”, précise Zaman.

Hürriyet revient de son côté dans un éditorial sur l’origine de cette escalade de violence qui s’est installée dans le pays après le scrutin législatif du 7 juin dernier et dont les résultats ont montré un recul du Parti de la Justice et du développement (AKP) du président Erdogan. Ce dernier espère que les élections anticipées prévues le 1er novembre “lui donneront assez de voix pour former un gouvernement à parti unique”.

Selon cette stratégie, “la peur instaurée par une campagne de terreur pousserait les électeurs à choisir l’AKP pour gouverner le pays. Mais est-ce que les votants seront réellement convaincus que c’est ce parti qui ramènera la stabilité dans le pays ?” En effet, cela n’est peut-être qu’un mauvais calcul. Et d’alerter : “Ce que le président Erdogan et son parti l’AKP devraient craindre, ce n’est pas la menace brandie par le PKK ou par l’Etat islamique, ou encore la détérioration de l’économie. Ce qu’ils devraient craindre, c’est la solidité de l’esprit démocratique de la société turque. Les résultats du prochain scrutin riquent d’être similaires à ceux du 7 juin. Ce qui signifiera clairement que la nation turque ne veut pas être gouvernée par un parti unique ni être sous les ordres d’un seul homme.”




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Source/Lien : Courrier international



   
 
   
 
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