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Minorités persécutées : "Les chrétiens au Moyen-Orient vivent une catastrophe"
Publié le : 09-09-2015

Le JDD

6 septembre 2015 | Mise à jour le 8 septembre 2015

Mardi se tient à Paris une conférence internationale sur les minorités religieuses et ethniques persécutées au Moyen-Orient. Associé à l'organisation de la conférence, Mgr Pascal Gollnisch, répond aux questions du JDD.

Mardi se tient à Paris une conférence internationale sur les minorités religieuses et ethniques persécutées au Moyen-Orient. L'événement, organisé sous l'égide de l'ONU et coprésidé par la France et la Jordanie, vise à développer l'aide humanitaire en leur faveur, envisager des poursuites pénales à l'encontre des membres de Daech et évoquer des solutions politiques pour faire cohabiter les différentes communautés au Levant. Associé à l'organisation de la conférence, Mgr Pascal Gollnisch, répond aux questions du JDD.

N'est-il pas illusoire de vouloir régler la situation des minorités en Irak et Syrie par une conférence?

Cette réunion ne sera certainement pas décisive car, pour cela, il faudrait déterminer les moyens pour neutraliser Daech et Al-Qaida. Mais elle reste positive car au moins les gens vont se parler : une cinquantaine de pays seront représentés, et un certain nombre de personnalités moyen-orientales y assisteront. Sur les différents sujets qui seront évoqués, il peut y avoir de réelles avancées : sur le plan judiciaire, par exemple, il est important de dire à ceux qui commettent des crimes qu'ils ne peuvent pas agir en toute impunité.

Est-ce à dire que la Cour pénale internationale pourrait être saisie?

La question va se poser même si cela implique de passer devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Et il y a aussi une autre idée que l'on veut faire progresser : celle de crimes culturels contre l'humanité. Détruire des œuvres culturelles, comme Daech le fait aujourd'hui à Palmyre, c'est attenter à l'identité d'un peuple.

Quelles propositions peuvent être faites sur le plan politique?
Il faut, pour utiliser un jargon de diplomates, explorer des solutions inclusives, trouver des solutions politiques pour éviter que les gens aient recours à la violence.

Cela implique un dialogue entre sunnites et chiites. Pensez-vous que ces communautés soient réconciliables aujourd'hui?

Non, cependant on peut essayer de trouver des formes fédérales suffisamment souples pour que chaque communauté y trouve son compte. Ce qui se fait actuellement en Irak avec les Kurdes est au moins à titre provisoire une solution viable. Mais cela ne peut être envisagé qu'à court terme car ce fédéralisme peut conduire soit à un éclatement des pays, soit à un retour à un centralisme fort. Il faut aussi bâtir une laïcité à l'orientale : reconnaître la pleine citoyenneté pour tous, y compris les minorités.

Combien de chrétiens vivent encore en Syrie et en Irak et quelle est leur situation?

En Syrie, c'est de l'ordre de 500.000, contre 2,5 millions il y a une dizaine d'années. Et en Irak, il en reste 400.000, contre 1,5 million il y a dix ans. Quant à leur situation, en Syrie, c'est une catastrophe. En territoire contrôlé par Daech ou Al-Qaida, ils sont pourchassés et ont tous fui. Il faut d'ailleurs reconnaître que la minorité chrétienne se sent protégée par le régime syrien.

Beaucoup de chrétiens de Syrie voient le régime avec bienveillance, voire collaborent avec lui…

On ne peut pas dire cela. Certes, il y a des déclarations des autorités religieuses qui soutiennent le régime. Après, les chrétiens font le minimum en tant que citoyens. Mais il est clair que si le régime venait à s'effondrer, les chrétiens se feraient massacrer.

Le régime persécute aussi sa population quand depuis des hélicoptères de l'armée sont lancés des barils d'explosifs…
Je condamne tout à fait ces pratiques, mais elles restent des faits de guerre. Ce que fait Daech, c'est du terrorisme. Je fais la différence…

La crise actuelle des réfugiés en Europe aura-t-elle sa place dans la conférence de Paris?

Les événements de ces derniers jours accentuent l'urgence d'améliorer la vie des personnes déplacées, d'arrêter cette guerre et de leur permettre de rentrer chez eux. Sur ce volet humanitaire, il y a deux aspects abordés à Paris : d'abord dégager des fonds pour des projets améliorant l'habitat, la santé, l'éducation des déplacés. Puis il faut essayer de créer un fonds pour le retour des populations dans leur pays. Même si celui-ci est pour l'instant impossible, il faut leur donner des motifs d'espoir et ce fonds en serait un.

Regrettez-vous que le volet militaire ne soit pas discuté à Paris?

Oui, je le regrette.

La solution serait militaire?

Bien sûr. Quand vous avez des terroristes dans une région, il faut les neutraliser. Après, il appartient aux militaires de dire ce qu'il faut faire. Je constate simplement que les frappes aériennes n'ont pas empêché la prise de Ramadi ou de Palmyre. On a besoin d'explications.

La France envisage de pouvoir riposter par des bombardements ciblés en Syrie. Vous approuvez?

Cela fait des mois que je le demande à la France. Si elle s'y prépare, je m'en réjouis.




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Source/Lien : Le JDD



   
 
   
 
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