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Cash Investigation: l'Azerbaïdjan porte plainte contre France 2
Publié le : 09-09-2015

Le Huffington Post

Rédaction Le HuffPost
Publication: 09/09/2015 12h23 CEST Mis à jour: Il y a 1 heure

MÉDIAS - Cash Investigation n'en finit pas de déranger. Après avoir déclenché un "choc émotionnel" chez Rachida Dati, qui a qualifié Elise Lucet de "pauvre fille" à la "carrière pathétique", l'émission se trouve désormais visée par... l'Azerbaïdjan.

Par le biais de son avocat Me Olivier Pardo, la république caucasienne a fait part de son intention de porter plainte contre France 2, qui diffuse Cash Investigation.

Dans un communiqué relayé sur Twitter par un journaliste de RTL, on peut lire que l'Azerbaïdjan estime être l'objet d'attaques injustifiées et d'une violence extrême", s'en prenant explicitement à Cash Investigation "qui présente la république d'Azerbaïdjan comme une dictature avec un despote".

Dénonçant des "méthodes extrêmement contestables" et des "atteintes diffamatoires", le texte accuse Cash Investigation de "faire du sensationnel". Comme le note francetvinfo, cette réaction fait suite à la diffusion de l'émission du lundi 7 septembre, la même que celle où apparaît la séquence du face face Elise Lucet-Rachida Dati.

Le magazine d'investigation revenait sur le voyage de François Hollande en Azerbaïdjan au printemps 2014. Après le tournage sur place, deux journalistes du magazine s'étaient fait confisquer les interviews d'opposants et de militants des droits de l'Homme qu'ils avaient réalisées.

Elise Lucet revient ensuite dans le sujet sur la proximité d'élus français avec le régime et interpelle Mehriban Alieva, l'épouse du président Ilham Aliyev, ainsi que des proches du régime au sujet des prisonniers politiques détenus dans le pays. Une remise en cause de la réputation de "tolérance" défendue par l'Azerbaïdjan qui a visiblement déplu.

Tout au long de l'émission, sans aucune démonstration et pour cause, son dirigeant est présenté de manière péremptoire sous le vocable de 'despote' ou 'dictateur' du Caucase", a déclaré Olivier Pardo à l'AFP. "Je ne connais pas de dictature qui siège au conseil de l'Europe, soumise à la Cour de justice européenne, qui ait aboli la peine de mort, et où internet est libre pour tous", a lancé M. Pardo.

"Pas de dictature au conseil de l'Europe"

Selon l'avocat, la république d'Azerbaïdjan est "décidée à ne plus rien laisser passer et attaquera tous ceux qui la diffameront". "Un Etat est une personne juridique et peut agir en diffamation en se constituant partie civile, s'il s'estime diffamé", a expliqué Maître Basile Ader, avocat au barreau de paris et directeur de la rédaction de la revue spécialisée Legipresse.

Le juge devra trancher, en disant si les commentaires de l'émission sont diffamatoires ou si l'Azerbaïdjan est bien une dictature, a-t-il ajouté. Toute contestation publique du régime du président Aliev, 53 ans, réélu en 2013 pour un troisième mandat consécutif, provoque aussitôt, selon les associations de défense des droits de l'Homme, une réaction sévère des autorités de cette ex-république soviétique du Caucase.

Riche en gaz et en pétrole, l'Azerbaïdjan avait pris pendant six mois en 2014 la présidence tournante du Conseil de l'Europe, organisation chargée de la protection des droits de l'Homme et du renforcement de la démocratie en Europe. L'Azerbaïdjan arrive 162e sur 180 dans le classement mondial de la liberté de la presse 2015 de Reporters sans Frontières, qui y constate "une vague de répression sans précédent".

Début septembre, une journaliste d'investigation azerbaïdjanaise a été condamnée à 7 ans de prison, notamment pour évasion fiscale, à l'issue d'un procès qu'elle avait estimé orchestré par le pouvoir.




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Source/Lien : Le Huffington Post



   
 
   
 
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