Aujourd'hui : Mardi, 22 août 2017
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Site officiel du Centenaire du génocide arménien de 1915
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
Le Collectif VAN, partenaire du Festival de Douarnenez 2016
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenêtre !  Envoyer cette page à votre ami-e !
 
Turquie : à deux semaines des législatives, Erdogan divise le pays
Publié le : 19-10-2015

TF1

Edité par Alexandre DECROIX

le 16 octobre 2015 à 10h00

Le président turc Recep Tayyip Erdogan est accusé de créer "un climat de fascisme" dans le pays. À deux semaines élections législatives anticipées, la Turquie est divisée entre pro et anti-Erdogan.

Médias indépendants muselés, réseaux sociaux surveillés, opposants politiques arbitrairement arrêtés : la Turquie vit au rythme de l'autoritarisme du régime. Pourtant, si Recep Tayyip Erdogan est largement critiqué par une partie de la population, et même accusé d'être à l'origine du double attentat d'Ankara qui a fait 102 morts - selon un dernier bilan publié vendredi - l'homme fort du pays bénéficie toujours de nombreux soutiens.

En tête des sondages

Un sondage publié jeudi, réalisé avant les attentats par l'institut Metropoll, crédite l'AKP, le parti du président, de 42,5% des intentions de vote. Insuffisant pour retrouver une majorité absolue au parlement, mais assez pour distancer ses principaux concurrents que sont le Parti républicain du peuple (CHP, gauche laïque), mesuré à 26,3%, le Parti d'action nationaliste (MHP), 16,3%, et le Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde), organisateur de la manifestation pour la paix visée par la double explosion, crédité quant à lui de 13% des voix.

"Erdogan, un don du ciel pour la Turquie"

Très apprécié des couches populaires de la population turque et des traditionnalistes, Erdogan, depuis 13 ans au pouvoir, a fait basculer le pays dans une ère sécuritaire et dans l'islamo-conservatisme. Si bien que ses soutiens approuvent les arrestations d'opposants. "C'est normal qu'il fasse ça", assure un citoyen turc d'une soixantaine d'années, interrogé par TF1. "C'est pour ramener l'ordre sinon la situation serait encore pire. Erdogan, c'est un don du ciel pour la Turquie."

Des opposants très surveillés

"À ses débuts au pouvoir, il menait une politique modérée", explique pour sa part Izzettin Alpergin, syndicaliste et défenseur de la cause kurde. "Mais ces dernières années il est devenu totalitaire. Je suis resté 10 mois en prison simplement à cause de mes activités syndicales."

Pour Cebrail Arslan, un militant politique, ce n'est pas l'activisme syndical qui a gêné les autorités, mais une activité jugé débordante sur les réseaux sociaux. Toujours connecté à son smartphone, l'homme postait des commentaires relatifs à la politique turque. Il n'utilise désormais qu'un vieux téléphone portable. "Mon smartphone ? C'est la police qui me l'a pris", explique-t-il. "Ils sont venus chez moi tôt le matin et ils me l'ont enlevé pour faire une enquête en me reprochant d'avoir écrit sur Facebook."

La censure progresse

La presse s'inquiète de la montée de la censure. Les médias libres ou d'oppositions sont systématiquement empêchés de nuire au régime. "Ils veulent absolument rester au pouvoir sinon ils seront jugés", souligne Cafer Tayyar Kala, journaliste pour une chaîne de télévision indépendante, interdite de diffusion via les canaux traditionnels et seulement retransmise par satellite. "Ils ont très peur de ça alors ils créent ce climat de fascisme dans le pays." Pros ou antis-Erdogan, les Turcs sont plus que jamais divisés.




Retour à la rubrique


Source/Lien : TF1



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org