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Crise de réfugiés: l'EU et la Turquie ne sont pas sur la même longueur d'onde
Publié le : 19-10-2015

Le Temps

Ram Etwareea Bruxelles

Publié vendredi 16 octobre 2015 à 15:43, modifié vendredi 16 octobre 2015 à 17:17.

Angela Merkel demandera officiellement dimanche à Recep Erdogan de retenir les migrants en Turquie

La Turquie ne partage pas l’enthousiasme de l’Union européenne (UE) à propos du plan d’actions pour une gestion commune de la crise des réfugiés. Présenté à Ankara jeudi et adopté dans la nuit de jeudi à vendredi par le Sommet européen, le plan prévoit un engagement actif de la Turquie pour retenir chez elle les candidats à l'asile voulant se rendre en Europe. En contrepartie, l’UE promet l’exemption de visas pour les ressortissants turcs, l’accélération des négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’Union ainsi qu’une aide financière accrue pour financer l’accueil des réfugiés sur territoire turc. Quelque 2,2 millions de Syriens et 300 000 Irakiens sont actuellement répartis dans 25 camps dans le pays. Une bonne partie d'entre eux seraient candidats au départ vers l’Europe.

A voir de près, la mise en œuvre du plan d’actions reste floue. La Commission l’a elle-même admis vendredi, disant que les détails seront définis ces prochains jours. A cet effet, la chancelière allemande Angela Merkel rencontrera Recep Erdogan en tête-à-tête dimanche à Ankara. Dans le même ordre d’idée, la ministre turque aux Affaires européennes Beril Dedeoglu est attendue mardi à Bruxelles et rencontrera notamment le commissaire Johannes Hahn en charge de l’Élargissement.

En réalité, les Turcs doutent des promesses européennes. La libéralisation du régime de visas sera à l’ordre du jour au printemps prochain mais est conditionnée à l’accueil en Turquie des candidats à l’asile déboutés dans les Etats de l’UE. Le premier ministre turc Ahmet Davutoglu a déjà fait savoir qu’ « un tel chantage serait inacceptable ». Sur la question de l’adhésion de la Turquie à l’UE – la demande a été déposée en 1962-, la Commission a certes affirmé que les négociations vont s’accélérer ces prochains mois. Mais en même temps, plusieurs pays, à commencer par l’Allemagne, affirment que la Turquie n’a pas sa place au sein de l'UE.

L’UE a par ailleurs évoqué une aide d’un milliard d’euros pour 2016. L'argent sera destinée à améliorer les conditions de vie dans les camps de réfugiés. La Turquie a fait comprendre qu’elle y a déjà consacré 6 milliards d’euros en quatre ans alors que l'aide internationale a été limitée à 471 millions. Selon des diplomates européens, Ankara réclamerait trois milliards.

Professeur à l’université de Kirikale et attaché à Ankara Strategy Institute, Haluk Özdemir résume le sentiment de ses compatriotes à propos du plan d’actions européen. « Nous avons l’impression qu’on nous accorde un bakchich plutôt que de nous proposer une offre sincère de coopération pour résoudre un problème qui concerne tant la Turquie que l’Europe », a-t-il déclaré au téléphone au Temps. L’Europe frappe à nos portes seulement parce qu’elle a besoin de nous, alors que pour notre part, nous souhaitons établir un partenariat durable. »





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Source/Lien : Le Temps



   
 
   
 
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